• Tozeur

    Chebika, Oasis

Tozeur, avec son style architectural singulier et la décoration de ses demeures en briques disposées en dessins géométriques, nous accueille telle une ville mystérieuse.

Ses habitants, connus pour leur pointe d’humour, ont choisi la palme du Djérid comme nom à leur région pour ainsi sceller à jamais leur rapport avec le palmier, cet arbre sacré aux fruits sucrés. Irriguée par 200 sources, l’oasis de Tozeur a acquis une célébrité qui a franchi les frontières du continent. 


Desservie par un aéroport international, la région a servi de décor à de nombreux films dont notamment « Le Patient anglais » de Minghella (primé justement pour le plus beau décor naturel) ou encore « La Guerre des étoiles » de Lucas.





Ville mystique, Tozeur propose à ses visiteurs non seulement une fabuleuse palmeraie de 40.000 arbres mais aussi une zone touristique offrant une infrastructure hôtelière de classe internationale qui se fond parfaitement dans l’environnement local. L’architecture se caractérise par un ton ocre dont le matériau principal est la brique claire faite d’un mélange de sable et d’argile.





Ici, le désert étale sa virginité, sauf lorsqu’on survole les palmeraies. Au sol, le bleu et le blanc chers aux villes tunisiennes ont disparu. Le sable est une poudre digne de la plus fine des farines, les dunes de safran ondoient. On reste aveuglé par l’ocre et le grège de la brique tout en losanges qui a fait la légendaire splendeur de Tozeur.

La chaîne d’hôtels n’a pas trop altéré la beauté de la capitale du Djerid. Dans les vieux quartiers, le lacis des venelles envoûte toute chronologie, avale l’ombre comme la lumière. Tozeur surprend aussi par la fraîcheur des jardins où perlent, gorgés de soleil, « les doigts de lumière et de miel ». Les palmiers protègent l’abricotier, le grenadier, le citronnier, les fleurs…

Dans la palmeraie, on croise, dans la clarté ombragée, des femmes enveloppées dans leur costume bleu, violine ou noir.  À la sortie, un homme pousse un âne ployant sous le poids d’une jarre à chaque flanc. A un vol d’oiseau plus loin, le désert reprend ses droits... Chaos de rochers, troupeaux de chameaux, et cabanes isolées ouvrant des bouches d’ombre sous un soleil de plomb jalonnent la piste jusqu’à Ong El Jemel. Aux portes du Sahara également, Nefta est surtout connue pour son oasis de «corbeille».





La princesse du désert constitue avec la ville de Tozeur, distante de 20 km, un pôle de tourisme saharien particulièrement couru. Les nombreuses excursions proposées vers la région  incluent immanquablement des visites aux oasis de montagne, Chébika, Tamerza et Midès étant les plus fameuses d’entre elles.