• Sidi Bou Said

    La baie de Sidi Bou Said

Localité médiévale toute blanche, juchée sur une falaise ocre en surplomb de la mer à une vingtaine de kilomètres au nord de Tunis,  elle s’est développée autour du lieu de retraite d’un saint homme, Sidi Bou Saïd, qui s’est isolé en cet endroit pour s’adonner à la contemplation. C’était vers l’an 1203, le  rayonnement  du personnage attira à lui un nombre croissant d’aspirants mystiques.

 

A la mort de  leur guide, ceux-ci l’enterrèrent dans un mausolée qui attira un flux incessant de fidèles. Depuis,  le village s’agrandit  progressivement et à la fin du XIXe siècle, un curieux personnage, le baron  Rodolphe d’Erlanger, le découvrit, en eut le coup de foudre et décida  de s’y installer.





Il y aménagea, sur le flanc  de la colline, une résidence, Enejma Ezzahra, synthèse  de tout le raffinement architectural andalou et  magrébin, et s’y livra sans retenue  à une passion révélée  par la fréquentation de l’élite des résidents : la musique orientale. Il y consacra le reste de sa vie : documentation, études, concerts, etc. De même qu’il s’employa à préserver le cachet architectural local.





Aujourd’hui rachetée par l’Etat, la résidence accueille le Centre de la musique arabe et méditerranéenne, un musée des instruments de musique traditionnelle et la phonothèque  nationale.





Parmi les hauts  lieux de la localité,  citons le célèbre café  des Nattes et cet autre dit de Sidi Chebaâne. Parmi les événements  majeurs qui ponctuent la vie sociale de Sidi  Bou Saîd, citons la fête  de la musique, fin  juin, et surtout  la fameuse Kharja, marche processionnelle organisée à la mi-août  par la confrérie  des « Issaouiya » avec chants liturgiques et exercices de transe.





Au pied de la colline de Sidi Bou Saîd, ont été aménagés un village touristique et un port  de plaisance.