Histoire de la tunisie

La Tunisie se trouve au cœur de la Méditerranée, au confluent du Monde arabe, de l'Afrique et de l'Europe. Depuis des temps immémoriaux, les Tunisiens ont su tisser des liens commerciaux et étroits avec les autres peuples méditerranéens.Tunisie, l’une des terres les mieux pétries d’histoire et de légende. Chaque chemin garde la marque d’un pas illustre. Mille et un monuments attestent l'éclat d’un long passé.Héros et demi-dieux ne cessent de hanter ses rivages.

On ne s’étonnera certes pas qu’Ulysse découvrit ici ces étranges Lotophages qui possédaient un fruit si incomparablement savoureux qu’ils ne voulaient plus jamais quitter leurs jardins, fidèles des fidèles : ce fruit était peut-être la datte, peut-être l’orange, peut-être la grenade, peut-être aussi la joie rare de ne respirer que l’air de la splendeur. De fait, l’histoire étincelante a toujours illuminé ce rectangle de 164.000 kilomètres carrés comme toujours destiné au rôle de carrefour magique entre la Méditerranée et l’Afrique, navigateurs du nord et caravaniers du désert, Maghreb tourmenté et Orient serein, univers du Chaos et univers de l'immuable.

En témoignent les grandes dates de ce pays.

Dès le douzième siècle avant Jésus-Christ, trois siècles avant Homère, les frêles felouques des téméraires phéniciens y apparurent, puis Grecs et Romains s’y succédèrent, puis y régna Hannibal et Jugurtha y guerroya.

Après la longue paix romaine dont les souvenirs grandioses ont pour nom El Jem, Dougga et Sbeïtla, vinrent alors au Vème siècle les Vandales, au VIème les Byzantins, au VIIème les Arabes, au XVIème les Espagnols et à partir de la fin du XVIème les Turcs, vagues sur vagues.

Saint Louis lui-même, au terme d’une suprême croisade, vint y mourir de la peste, encore que des conteurs préfèrent faire croire, que charmé à son tour par les jardins et une jardinière des peuples Lotophages, il fit simplement courir le bruit de sa mort, endossa le burnous, se convertit à la sagesse orientale et vécut longtemps heureux parmi les heureux.

Le XIXè siècle voit encore la Tunisie être disputée entre la France, l’Italie et l’Angleterre. Mais voici que la France, aux termes du Traité du Bardo en 1881 et de la Convention de la Marsa deux ans plus tard, impose pour près d’un siècle le Protectorat sur la Régence.

Ce peuple n’a donc jamais cessé de respirer la grande histoire. Et d’étape en étape, le voyageur peut dès lors contempler merveilles sur merveilles : vestiges phéniciens et Colisée d’El Jem, Les Thermes d’Antonin à Carthage et vergers andalous, mosquée de Kairouan, rempart roux de Sousse et les plus admirables mosaïques du monde.

TRADITIONS

Pays ouvert et hospitalier, la Tunisie est un véritable creuset où les cultures berbère, arabe, africaine et européenne se sont conjuguées pour forger une identité culturelle tunisienne unique en son genre. La grande majorité de la population est musulmane et la religion officielle du pays est l'Islam sunnite. Des communautés, juive et chrétienne, pratiquent leurs cultes librement et contribuent à enrichir la diversité culturelle de la Tunisie. Nos souks connus à travers les chroniques pour leurs bruits, leurs odeurs et leurs couleurs, qui en font des lieux magiques à la conjonction du passé, du présent et du futur, sont de plus en plus fébriles.

L’ambiance et l’animation qui y règnent ne s’estompent pas grâce aussi à ces délices qui attisent l’appétit.

Constituée d’entrepreneurs qui investissent sur leur propre savoir-faire, l’artisanat tunisien est le dépositaire de traditions anciennes, de techniques éprouvées, d’une culture qu’il enrichit et adapte au gré des évolutions de la société et des goûts de sa clientèle.

Les historiens désignent notre pays par trois appellations selon la période historique : Africa au temps des Romains et des Byzantins, Ifriqiya depuis la conquête musulmane et enfin Tunisie dans les temps modernes.

C’est que l’artisanat en Tunisie étonne par sa vivacité et par sa capacité d’adaptation à la modernité. Ceci ne se fait pas sans effort et sans peine pour résister aux dangers de la standardisation initiée par l’industrialisation des temps modernes.

Mais l’histoire nous apprend que cette « résistance » n’est pas un fait nouveau et qu’elle ne se pratique pas en refusant totalement l’autre.

C’est qu’en réalité, l’évolution se fait par le développement d’un paradoxe en cherchant une conciliation et un équilibre entre la tradition et les exigences du moment. Ainsi, il y a lieu de vérifier dans la production artisanale tunisienne l’existence de traces qui paraissent indélébiles et immuables, mais également la présence d’éléments définis par l’actualité ambiante.

Cette manière d’être et de faire paraît liée à des facteurs historiques découlant eux-mêmes partiellement de facteurs physiques qui ont permis au pays d’être constamment ouvert aux influences extérieures.